France, veux-tu encore de tes paysans ? Mobilisation du 8 octobre

France, veux-tu encore de tes paysans ?

Sous la pression de quelques élus écologistes en marge des futures municipales, le gouvernement souhaite instaurer, sur l’autel du principe de précaution, une zone de non-traitement de produits phytopharmaceutiques autour des habitations.
Refuser à un agriculteur de traiter ses cultures sur une partie de ses parcelles, c’est lui enlever les moyens de produire et de faire son métier, celui de nourrir les hommes en toute sécurité.
C’est accepter l’idée de perdre sa souveraineté alimentaire comme d’autres nations européennes
en ont fait le choix, à l’image de la Grande-Bretagne.
C’est accepter l’idée de produire pour les plus riches car les cultures non traitées produisent moins, sont plus sujettes aux aléas sanitaires et climatiques et sont donc plus chères à l’achat.
C’est accepter l’idée de nourrir les plus modestes avec des produits importés qui ne respectent pas notre traçabilité et notre système de contrôle avec un risque de fraudes accru.
C’est accepter l’idée de tirer un trait sur l’histoire agricole de notre pays qui a toujours été le ciment de la cohésion sociale.
C’est accepter l’idée, à l’instar de notre secteur industriel, de recourir à des importations pour compenser la fin de notre capacité de production en France.
C’est accepter l’idée de ne plus reconnaître le rôle de l’agriculture dans l’économie rurale et accroître le phénomène d’exode rural et de désertification.
C’est accepter l’idée de ne plus entretenir les espaces ruraux qui seront de plus en plus sujets aux feux avec le réchauffement climatique.
C’est accepter l’idée de s’asseoir sur cinquante années de recherche agronomique qui ont fait de l’agriculture Française en 2018 le modèle agricole le plus durable au monde selon la revue « The Economist ».
C’est accepter l’idée de laisser une minorité de la société civile dénigrer les progrès de la science qui nous permettent d’avoir une espérance de vie croissante sans connaître de famine depuis l’après-guerre.
C’est accepter l’idée de ne pas anticiper les migrations climatiques à venir sur le continent européen.
C’est accepter l’idée de mettre en danger notre société car comme dit l’adage, « ventre affamé n’a pas d’oreilles ».
Les agriculteurs, fidèles à leur sens des responsabilités, n’acceptent pas l’idée de se résigner. Ils iront manifester en masse le mardi 8 octobre 2019 dans toute la France de 11h à 14h pour que les Français prennent conscience du danger qui les guette, celui de devoir importer, avec un risque de pénurie, une alimentation dont ils ne veulent pas.

Contacts Presse :
Laura MOREL – Jeunes Agriculteurs Ile-de-France
01 39 54 36 15